La France en bronze aux États-Unis
Vivez l'aventure de
l'équipe de France à Kennewick jour après jour
Bon départ (jeudi 5 octobre)
Première alerte (vendredi 6 octobre)
Le bronze, finalement (samedi 7 octobre)
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Médaillée d’or
en 2005 à Aiken, l’équipe de
France de polo-vélo aurait
dû partir à Kennewick (Washington, États-Unis) pour gagner à nouveau.
Malheureusement, deux des 6 joueurs sélectionnés en juin en équipe de France se sont blessés à moins de deux semaines du départ : Pascal Siméon (P. St-Pierre de Varengeville) s'est déchiré un tendon du coude à son travail le mercredi 21 septembre, tandis que Sylvain Châtelain (P. St-Pierre de Varengeville) s'est déboîté l'épaule trois plus tard lors du dernier match de l'Open International du Havre en jouant avec l'équipe de France.
De ce fait, Jérôme Harel (V.C. Frileuse-Sanvic, Normandie) et Didier Derly (E.S. Gervais-Lilas) ont été sélectionnés en équipe de France le samedi 24 septembre, à peine 10 jours avant de partir. Jean-Michaël Languille (V.C. Frileuse-Sanvic, capitaine, Normandie), Julien Lasserre (A.S.C. Pessac Alouette, Aquitaine), Stéphane Malandain (V.C. Frileuse-Sanvic, Normandie) et Stéphane Paris (P. St-Pierre de Varengeville, Normandie), tous quatre médaillés d'or en 2005, étaient les autres sélectionnés en équipe de France.
Autant
dire que la France ne partait pas
dans les meilleures conditions pour affronter les meilleures équipes du monde
: la
Jericho C.P.A.
(Canada, médaille de bronze en 2005), Unionville B.P. (Pennsylvanie, cinquième
en 2005), l'A.B.P.A.
Richland (Washington, vainqueur en 2004 et troisième du Phoenix Shield en
2006) et Dublin
(Irlande, première participation à ce niveau de la compétition).
La Malaysie devait envoyer deux équipes pour la première fois mais n'a pas obtenu les visas nécessaires pour entrer sur le sol américain.
De son côté, Alain Derly (E.S. Gervais-Lilas) encadrait l'équipe de France, comme depuis 2001, mais a également complété l'équipe de Dublin.
Les autres équipes étaient composées des joueurs suivants :
American Bicycle Polo Association Richland : Carl Baker, Steve Baker, Paul Fraser, Brennan McQuerry, Dennis Mullen & Jerry Tagestad.
Dublin Obelisk : Evan Connon, John Connon, Alain Derly (E.S. Gervais-Lilas), Scott Jordan (San Diego B.P.C.), Dennis McQuerry (A.B.P.A. Richland) & Dennis O'Neil.
Jericho Cycle Polo Association : Harvey Barton, Mike Boyd, Peter Furmedge, William Matheson (Aiken B.P.C.), Asoka Mendis & Geoffrey Nielsen.
Unionville Bike Polo : Craig Danks, John Hupp (Colorado), Mathew Terrel, Crosby Wood & Eric Zandotti.
Arrivés
à Seattle le mardi 3 octobre au soir, les Français ont eu environ 4 heures de
route avant d'arriver aux environs de 23 h à Richland, petite ville du
sud-est de l'Etat de Washington. Après
avoir dormis dans les familles francophones qui les accueillaient très gentiment
(exemple ci-contre de la famille accueillant Stéphane Paris et Julien Lassère),
les Français ont monté leur matériel et effectué quelques essais sur le terrain de
polo de Kennewick
le mercredi 4.
Toutes les équipes se sont ensuite retrouvées ensemble pour manger dans un restaurant des environs.
Le
Championnat International se joue traditionnellement selon les règles du polo-vélo
à 4 joueurs édictées par l'I.B.P.F.
Toutes les équipes devaient
s’affronter en un seul match (de 2 fois 7 minutes 30, sans arrêt de la montre)
au cours de la première journée afin de déterminer les places des matches de
quart de finale joués le vendredi. Les matches de quart de finale, de rattrapage,
de demi-finale et de finale se jouaient tous en 4 quart-temps de 7 minutes 30
effectives (arrêt de la montre à chaque arrêt de jeu).
D'entrée,
l'équipe de France avait un
match difficile face à Unionville. Les joueurs américains étaient pourtant trop
nerveux sur le terrain, trop imprécis dans leurs passes et dans leur tactique.
Les 4 champions internationaux en titre l'ont donc emporté 4 à 2 dans un match
très rapide.
Juste après ce match, Alain Derly répondait aux questions des journalistes de la chaîne locale Kepr 19.
Peu habitués à jouer ensemble, Alain Derly, l'Américain Dennis McQuerry et Dublin n'ont ensuite pas pu faire grand chose contre les "locaux" de Richland (4-0).
L'équipe de France a ensuite connu son seul faux pas de la journée face aux indestructibles Canadiens de Jericho (5-2).
Richland a ensuite eu beaucoup de mal à battre Unionville (2-1), qui semblait retrouver son jeu.
Au
fur et à mesure des matches, les joueurs de Dublin s'habituaient
à jouer ensemble puisqu'ils n'encaissèrent que 3 buts face à Jericho
(3-0) et qu'ils firent jeu égal avec Unionville pour ne s'incliner que sur le
fil (1-0).
Richland fût par la suite la seule équipe à faire trébucher Jericho (1-1).
Rassemblée, l'équipe de France ne fit qu'une bouchée de Dublin (5-1) mais John Connon inscrivit le premier but irlandais de l'histoire du Championnat International !
Jericho s'est ensuite reprise pour battre sans problème Unionville (4-1) tandis que la France s'est imposée in extremis face à Richland (3-2) pour décrocher finalement la deuxième place à la fin de tous les matches de la journée derrière Jericho et devant, dans l'ordre, Richland, Unionville et Dublin.
Première alerte (vendredi 6 octobre)
Sortie
en première place des matches des la veille, l'équipe de Jericho rencontrait
Dublin, cinquième.
Les joueurs canadiens étaient en confiance face à des Irlandais qui jouaient
pour la première fois avec le format classique du polo-vélo à 4 joueurs (4 fois
7 minutes et demi avec arrêt de la montre à chaque arrêt de jeu, soit une partie
d'une heure et quart en moyenne sur un terrain de 120 m de long). Surtout, les
Irlandais utilisent habituellement un petit développement sur des vélos à pignon
fixe. Ils allaient là se confronter à des VTT à roue libre et changements de
vitesse. Quand on sait la taille moyenne des joueurs canadiens (plus d'1,85
m avec une pointe à 2,02 m pour Peter Furmedge), on imagine aisément les difficultés
qu'a rencontré l'équipe irlandaise pour suivre le rythme des joueurs de Vancouver.
Le
score (14 - 1) reflète bien l'aisance avec laquelle Jericho
a dominé Dublin,
malgré le renfort de Scott Jordan (San Diego) dans les rangs irlandais.
Arrivée deuxième la veille, l'équipe de France rencontrait le quatrième, Unionville, dans l'autre quart de finale, tandis que le troisième, Richland, était exempt de quart de finale selon le tableau des matches prévu par l'organisateur.
Ce
match fût aussi serré que l'an dernier à Aiken, mais il tourna cette fois-ci
à l'avantage des Américains. En effet, les joueurs venus de Pennsylvanie se
sont retrouvés sur ce match en étant beaucoup moins nerveux et plus précis que
la veille.
De son côté, les Français ont perdu pas mal de balle lors de longues passes en avant, car soit Unionville interceptait ces balles, soit les avants français faisaient de grossières fautes en coupant la ligne de la balle. Malgré la défaite (7-5), l'équipe de France avait fait un bon match. De plus, elle était presque sure de rencontrer à nouveau Unionville en demi-finale si elle battait Dublin en match de repêchage.
Ce qui ne fût pas une réelle difficulté : en battant l'équipe de Dublin 12 à 1 tout en faisant beaucoup tourner l'effectif, les Français ont pu se redonner confiance pour le lendemain sans laisser trop de force dans ce match supplémentaire.
De
son côté, après sa facile victoire contre Dublin,
l'équipe canadienne de Jericho
continua sur sa lancée en battant largement Richland
lors de la première demi-finale qui clôturait cette belle journée.
C'était surprenant, étant donné que Richland était la seule équipe qui avait fait jeu égal avec les joueurs de Vancouver la veille.
Mais les matches se suivent et ne se ressemblent pas : le jeu collectif canadien fût une merveille à regarder, avec notamment les orientations de jeu fournis par William Matheson et Geoffrey Nielsen, tandis que les Américains, malgré tout leur talent, courraient après le score, la balle et l'adversaire.
Pourtant présents physiquement, les joueurs de l'A.B.P.A. n'arrivaient pas à marquer, tandis que ceux de Jericho semblaient vraiment faciles.
Le
bronze, finalement (samedi 7 octobre)
La
seconde demi-finale voyait à nouveau s'affronter Unionville et l'équipe de France. Cette
fois-ci, les Français étaient plus que jamais décidés à l'emporter.
Le 3 partout après le premier quart temps montre toute la volonté des deux équipes de ne rien lâcher dans ce match capital, puisque son vainqueur allait rencontrer Jericho en finale l'après-midi.
Les Français ont ensuite mis le turbo dans le deuxième quart-temps : en battant alors Unionville par 7 buts à 4, la France avait pris une bonne option sur la victoire.
Est-ce un trop plein de confiance des Français, une attention trop relâchée, une nécessité de souffler après ce deuxième quart-temps de folie ? Toujours est-il que les joueurs de Pennsylvanie ont mis, eux, le turbo en route au troisième quart-temps en reprenant l'avantage sur une équipe de France qui n'a pas réussi à imposer sa puissante "chenille" (ou "blue train" pour les Américains) sur le score de 8 à 7 en faveur d'Unionville.
Le
dernier quart-temps allait tenir toutes ses promesses en matière de suspens.
Le score finale (10-9 pour Unionville) reflète l'intensité du jeu et l'engagement
physique entre ces deux équipes.
Les vainqueurs 2004 (Richland) et 2005 (France) jouaient donc la petite finale l'après-midi.
D'entrée, les Français ont imposé leur jeu à des Américains qui étaient pourtant plus en réussite que la veille face à Jericho. Sans parler d'une victoire facile, on notera tout de même que la France a toujours mené au score durant cette partie.
Sans doute la défaite contre Unionville faisait-elle oublier aux Français la fatigue d'un match de demi-finale pourtant intense.

Cette finale entre les Canadiens de Jericho (Colombie britannique) et les Américains d'Unionville (Pennsylvanie) était inédite. Après les démonstrations d'aisance des Canadiens dans leurs précédents matches et la volonté de gagner montré par Unionville la veille et le matin même, on pouvait s'attendre à une finale très indécise et offensive.
L'indécision n'a pas finalement fait long feu dans ce match, mais l'offensivité des deux équipes a régalé les spectateurs américains qui avaient fait le déplacement grâce aux affiches, aux articles de la presse locale et aux reportages de Kepr 19 : pas moins de 24 buts ont été marqués au cours de ce match qui vit la victoire logique de la Jericho C.P.A. (18-6).

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Jeudi 5 octobre 2006 Unionville - France : 2 -
4
Vendredi 6 octobre 2006 Jericho - Dublin : 14 - 1 Repêchage 1ère demi-finale
Samedi 7 octobre 2006 2nde demi-finale Unionville - France : 10 - 9 Finales |
Meilleurs buteurs :
1)
Geoffrey Nielsen (Jericho) &
Crosby Wood (Unionville) : 16 buts
3) Jean-Michaël Languille (France) : 14
buts
4) Peter Furmedge (Jericho) :
13 buts
5) Stéphane Paris (France) : 12
buts
6) Matthew Terrel (Unionville) : 9 buts
7) William Matheson (Jericho) :
8 buts
8) Mike Boyd (Jericho), Jérôme
Harel (France) &
Asoka Mendis (Jericho) :
7 buts
11) Julien Lassère (France) : 6
buts
12) Harvey Barton (Jericho) &
Brennan McQuerry (Richland) :
5 buts
14) Carl Baker (Richland),
Didier Derly (France) &
Stéphane Malandain (France) : 4
buts
17) Dennis Mullen (Richland) :
3 buts
18) John Connon (Dublin), Craig
Danks (Unionville), Paul Fraser (Richland) &
Jerry Tagestad (Richland) :
2 buts
21) Evan Connon (Dublin), John
Hupp (Unionville) & Eric Zandotti (Unionville) : 1 but

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Classement du 9ème Championnat International 1/ Jericho
C.P.A. (Canada) |
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